Comment se passe la chirurgie de la cataracte ?

2 août 2021

Depuis peu, les avancées dans le domaine de la chirurgie de la cataracte sont plus que significatives. Grâce notamment à des machines technologiques de pointe et l’arrivée sur le marché de nouveaux implants. Cette opération dure environ 20 minutes. Elle est indolore et se réalise le plus souvent sous anesthésie locale. L’intervention permet aux personnes atteintes de retrouver une vue presque normale. En revanche, son coût élevé peut en dissuader certains, d’autant que le remboursement n’est pas toujours pris en charge par l’assurance maladie et les mutuelles.

Qui est concerné par la chirurgie de la cataracte ?

Depuis quelques années, la chirurgie de la cataracte connaît de belles avancées pour des résultats plus que probants. De quoi ravir la population âgée des plus de 70 ans, première touchée par ce vieillissement physiologique du cristallin dans l’œil, qui engendre son opacité et par conséquent, des troubles de la vue.

operation cataracte

Mais aussi certains diabétiques, des personnes sous corticothérapie ou encore atteintes de myopie sévère, qui se présentent comme les cibles privilégiées de cette pathologie. Et comme la cataracte est dans la majorité des cas évolutive, l’opération s’impose la plupart du temps comme incontournable.

En quoi consiste la chirurgie de la cataracte ?

Il s’agit d’enlever cette lentille naturelle de l’œil qui se trouve opacifiée et de la remplacer par un cristallin artificiel, soit un implant. Pour réaliser cette opération, les spécialistes ont aujourd’hui recours à la phalco-émulsification aux ultra-sons.

Cette technique permet, via une incision de 2,2 mm, et à l’aide d’une sonde à ultrasons, de faire exploser le cristallin abîmé dans l’œil sous la forme d’une myriade de petites poussières que l’on aspire ensuite. Toujours via cette incision minuscule, on place alors un implant pliable qui se re-déplie naturellement dans l’œil.

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Il faudra compter un petit mois d’intervalle entre l’opération d’un œil et du second, histoire de voir l’évolution de la première intervention. Mais de façon générale, celle-ci est particulièrement bien tolérée par le patient avec des risques infectieux quasiment nuls. Un antibiotique est d’ailleurs administré dans cette optique en fin d’opération.

Quels sont les bénéfices de l’opération ?

La mise en place de l’implant permet souvent au patient d’éviter le port de verres correcteurs épais par la suite, voire même, dans certains cas, de pouvoir se passer de lunettes. Une personne de 80 ans se retrouvera par exemple avec une presbytie de quelqu’un de 40 ans, ce qui constitue un progrès plus que considérable.

Toutefois, si ces nouveaux implants se présentent sous différentes formes, pouvant corriger les troubles de la vue bifocaux comme multifocaux, ils ont aussi un coût. A titre d’exemple, les implants dits spéciaux, à l’instar de ceux permettant de soigner la myopie, l’astigmatisme et la cataracte, vous reviendront entre 580 et 680 euros par œil, sans remboursement de la sécurité sociale.

Cela peut paraître onéreux au premier abord, mais il faut comprendre qu’ils sont fabriqués sur mesure pour chaque patient, réalisés au centième de dioptrie près, et ont une durée de vie illimitée. C’est tout cela qui explique le coût relativement élevé de la chirurgie de la cataracte.

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